Indifférence

Il y a quelques jours, l’émission « Envoyé spécial » proposait un reportage sur l’usine Whirpool intitulé « Les oubliés de la campagne ». Ce document expliquait que malgré 850 millions d’euros de bénéfices en 2016, Whirlpool avait pris la décision de délocaliser son usine d’Amiens en Pologne, où les salaires sont plus bas. J’ai particulièrement été frappé par le désarroi des ouvriers et notamment par le syndicaliste qui ne parvenait pas à distribuer ses tracts sur le parvis de la grande arche à Paris. Personne ne faisait attention à lui, voire détournait son chemin pour l’éviter.

Me trouvant dans quartier de la Défense à ce moment là, je me suis mis à observer les gens, leurs attitudes, leurs déplacements aux heures d’embauche : des chemins bien tracés, des regards dirigés vers le sol, un mobile scotché à l’oreille. Ni regard, ni sourire, de véritables zombies dans une indifférence la plus totale.

(Vous pouvez passer en plein écran en cliquant sur l’icône à droite du bouton HD)

Lumière du week-end

Un grand ciel bleu, des premiers rayons de soleil et la journée devient tout de suite plus agréable. Il fait bon flâner, observer, prendre son temps de rechercher ces percées lumineuses qui nous caressent et nous réchauffent.

La grisaille de ces derniers jours, laisse enfin place aux ombres mystérieuses qui sculptent et découpent les bâtiments.

Comme happé par ces monstres, les silhouettes m’attirent et obsèdent ma vision. Une seule parade : déclencher pour immortaliser des fantômes qui disparaissent au moindre passage nuageux.

Dernier voyage

Stationné dans une zone industrielle d’Angoulême, ce train attend depuis quelques jours d’être démantelé dans une usine spécialisée dans le recyclage des métaux.

Si ce train avait une âme, une mémoire, il nous raconterait des histoires, des anecdotes sur les passagers transportés à longueur de journée, dans les banlieues parisiennes. Des histoires de gens fatigués qui rentrent du travail, des histoires de jeunes qui vont faire la fête dans la capitale. Des histoires, des moments de vie.

Mais ce vieux train n’est qu’un amas de ferraille qui d’ici quelques jours sera transformé et se retrouvera peut-être sur nos tables sous forme de fourchette, cuillère ou couteau.