L’Hermione

L’Hermione est un navire de guerre français en service de 1779 à 1793. C’est une frégate de 12 (en référence au calibre de ses canons) portant 26 canons de 12 livres et 8 canons supplémentaires de 6 livres.

Elle est connue pour avoir conduit pour sa deuxième traversée le marquis de La Fayette aux États-Unis en 1780, lui permettant de rejoindre les insurgés américains en lutte pour leur indépendance.

L’Hermione est mise en chantier en décembre 1778 à l’arsenal de Rochefort sur les plans d’Henri Chevillard, dit Chevillard Aîné. On est alors en pleine guerre d’indépendance américaine et les chantiers navals français, qui passent pour les meilleurs du monde, fonctionnent à plein régime. La frégate est mise à flot le 28 avril 1779, soit moins de six mois après sa mise sur cale.

L’ambition de l’Association Hermione-La Fayette était de reconstruire le plus fidèlement possible la frégate d’origine (à quelques inévitables adaptations près) un navire de plus de 65 mètres de long portant trois mâts et 2 100 m2 de voilure, et dont la coque est entièrement réalisée en chêne.

Les plans du navire originel étant perdus, ce sont ceux de son sister-ship la Concorde qui ont servi pour construire la réplique, avec les modifications nécessaires pour entrer dans le cadre de la réglementation actuelle mais aussi pour assurer un confort minimal à l’équipage.

La Marine nationale a fourni un pavillon national géant identique à celui qui flotte au-dessus du pont du Charles-de-Gaulle.

Reconstruite dans l’ancien arsenal de Rochefort à partir de 1997 et lancée en eaux salées le 7 septembre 2014, après 17 ans de construction, la réplique ne nécessite qu’un équipage réduit de 80 personnes travaillant en quart, là où le navire originel était manœuvré par 200 marins.

Quelques chiffres : un grand mât à 54 mètres au-dessus de la quille, 2 000 chênes sélectionnés dans les forêts françaises, un puzzle de plus de 400 000 pièces de bois et de métal, 1 000 poulies, une tonne d’étoupe pour le calfatage, 22 canons au calibre des boulets de 12 livres sur le pont de batterie et 6 canons au calibre des boulets de 6 livres sur le pont de gaillard.

Aujourd’hui, l’association Hermione – La Fayette s’occupe des éléments suivants :

  • L’entretien et la maintenance du navire pour qu’il soit en état de naviguer
  • L’organisation de la navigation et la préparation des nouveaux voyages de la frégate
  • La gestion du site touristique avec l’accueil des visiteurs à Rochefort et en escale.

[Sources : wikipedia.org]

Wok & Woll

La compagnie Hilaretto est née en 2007 de la volonté d’Éléonore Louis et Kordian Heretynski de populariser les musiques dites savantes, en les amenant à des publics d’horizons différents de manière burlesque et décalée.

Originaires d’Europe de l’Est, c’est Le Concertard de Gabriel Foret qui les fit réussir à percer très tôt dans leur terre natale. Ils viennent maintenant présenter un nouveau récital en France ! Leur laboratoire de recherche artistique les a mené tout naturellement dans une direction inattendue : Cueillir différentes cultures musicales, n’en garder que l’essentiel et les réunir à la manière d’un wok (le wok ‘n woll) dans une performance artistique dont la créativité tutoie (rait) celle des grands maîtres tels que Tchaïkovsky, Bach, ou encore Chico avant qu’il ne quitte les Gipsy Kings.

WOK & WOLL / Création 2016 – 2017. Mise en scène de Ricardo lo GIUDICE et Patrick De VALETTE des CHICHE CAPON

La compagnie Hillareto était jeudi soir à l’espace Matisse de Soyaux à l’occasion du festival Soyaux Fou d’Humour. Un cartoon mélodieux et hilarant où l’absurde n’a d’égal que la virtuosité. Une pincée d’AC\DC, un soupçon de Stevie Wonder et un zeste de Rolling Stones, le tout mélangé dans un wok musical relevé d’une sauce Bach et Tchaïkovsky et on obtient le Wok’n woll…

[Sources : hilaretto.wordpress.com,
https://www.theatre-aucoindelalune.fr/spectacle/wok-n-woll-delirium-musicalia]

Clov

Le Clown Sol, immense artiste québécois, a souvent été comparé à Raymond Devos. Sol est un magicien des mots. Il en joue, mais mieux encore il les tord, les imbrique ou les met en pièces de puzzle pour faire éclore leur sens caché. Devos, c’était l’absurde, Sol nous donnait son regard tendre et naïf ; celui d’un clown clochard ébahi sur notre monde qui marche sur la tête.

Sitôt qu’il a compris que la terre était ronde, l’homme s’est écrié « Quel ballon stradinaire! ” Et c’est depuis ce temps-là qu’il lui tape dessus… Il s’acharne sur elle à grands coups répétés, de la tête et du pied… Et à bras raccourcis…Exterminables amnésiques, on a oublié que notre pôv terre est aussi notre mère! Quand on aura raclé tous ses fonds de terroirs, est-ce qu’on sera vraiment plus avancé?

Eric de Dadelsen, alias Clov, a bien connu Marc Favreau. Il reprend dans le spectacle des textes de Sol qu’il souhaite faire re-découvrir aujourd’hui ainsi que ses propres divagations. Il cherche dans le même temps à retrouver l’esprit du personnage du grand clown, sa candeur malicieuse, sa générosité et bien sûr son humour.

Clov était jeudi soir à l’espace Matisse de Soyaux à l’occasion du festival Soyaux Fou d’Humour. Clov, clown clochard et philosophe, avec sa « peubelle » pour seule compagne, joue avec les mots tous sens. Il les tord, s’entortille lui-même, réinvente un langage pour rire mais aussi pour dire le monde dans tous ses états.

[Sources : https://www.goldmund-theatre.com/, https://www.lesdechargeurs.fr/spectacle/le-tourneseul]

Festival en cages

Le dimanche 13 octobre, le CSCS-CAJ La Grand Font organisait en partenariat avec Grand Angoulême, la 4ème édition du Festival en Cages.

Pendant quelques heures, les lieux de vie du quartier Bel Air la Grand Font, les cages d’escaliers des immeubles ont donné place aux spectacles avec concerts, théâtre, danse, expos, ateliers, marionnettes et lectures de conte

Une très belle initiative qui invite les habitants du quartier à se rencontrer et à partager un moment autour de l’art et la culture.