Festival en cages

Le dimanche 13 octobre, le CSCS-CAJ La Grand Font organisait en partenariat avec Grand Angoulême, la 4ème édition du Festival en Cages.

Pendant quelques heures, les lieux de vie du quartier Bel Air la Grand Font, les cages d’escaliers des immeubles ont donné place aux spectacles avec concerts, théâtre, danse, expos, ateliers, marionnettes et lectures de conte

Une très belle initiative qui invite les habitants du quartier à se rencontrer et à partager un moment autour de l’art et la culture.

3 jours à Rome

Fondé par Romulus en 753 av. J.-C, l’histoire de Rome s’étend sur plus de vingt-huit siècles. Ancienne capitale de l’empire romain, siège de la papauté (Vatican), haut lieu de la Renaissance et du Baroque : sont les principales raisons du patrimoine exceptionnel de Rome.

La capitale italienne est un musée à ciel ouvert que nous nous étions promis de survoler en un peu moins de 3 jours. Sacré défi ! Nous avions trouvé un hébergement dans le quartier du Vatican, à moins d’un quart d’heure du centre historique.

Château Saint-Angelo, palais du Tribunal, palais de Popolo, Villa Medicis, Place Mignanelli, palais Margherita, place de la République, gare Termini, théatre de l’opéra, Palais des Expositions, Palais Quirinale, Fontaine de Trevi (je crois que les pièces que nous avons jetées ne sont jamais tombées dans la fontaine, mais sur des gens…), place Colonna, place d’Espagne, escalier de la Trinité des Monts, quartier Trastevere, palais Chigi, Pantheon, place Navona, place sacrée, palais Venzia, colonne Tralana, marché Tralanei, palais impérial, Campidoglio, Colisée, forum antique, palatin, théâtre Marcello… ainsi qu’une multitude d’églises toutes aussi belles les unes que les autres.

Au final, nous avons tout fait à pied et je vous avouerai que par moment, ça sentait le caoutchouc brûlé.

Le quartier de Streeet Art Via Ostiense fait partie des visites que nous aurions souhaité faire. Mais faut de temps…

Je vous propose un mini reportage à ma sauce romaine :

Ainsi qu’une version plus détaillée :

3 jours à Bologne

Rome, Florence, Venise, sont des villes très prisées pour les longs weekends. Avec la multitude des moyens de transport, il est possible de découvrir d’autres destinations, moins connues et pourtant toutes aussi fabuleuses.

Bologne fait partie de ces villes au charme fou que nous avons visité.

Bologne est le chef-lieu de l’Émilie-Romagne. Elle est couramment surnommée « La Savante, la Rouge, la Grasse »: Savante en raison de sa très ancienne université, Rouge en raison des couleurs de la ville ainsi que du fait de son âme politique, et enfin la Grasse pour sa fabuleuse cuisine.

Nous sommes restés 3 jours à baigner dans la Dolce Vita, à flâner sous ses kilomètres d’arcade (plus de 40 km), dans ses rues aux couleurs jaunes et ocres. A découvrir ses églises, ses musées, son université, son quartier de Street Art, Bref, une belle découverte.

Avec un peu plus de temps, nous serions allés au cimetière Certosa. L’un des plus beaux cimetières au monde. Un lieu, qui paraît-il est un incontournable pour les amoureuses et les amoureux d’art et d’architecture.

Je vous propose ma vision de Bologne par un premier reportage en 16 photos:

Ainsi qu’une version plus détaillée avec 96 photos:

Kumulus à Coup de Chauffe

Un globe terrestre, un capot de voiture, une cage à oiseaux, une poupée, une machine à laver… Tous ces objets cassés sont sortis d’une benne à ordures et transportés à la force des bras d’individus fragiles,à la volonté inébranlable. A pas lents et hésitants, le visage couvert de poussière, le clown, le gendarme, la prostituée, le poète et les autres (se) traînent et posent les déchets sur le bitume transformant l’espace en décharge. Dans le silence hurlant de sons, de débris raclant le sol, de chocs et de rencontres muettes, ces hommes et ces femmes tentent de trouver un sens à ce rébus de débris. Ce bal des ombres résiste et pousse la ligne de front vers une rive incertaine, celle où la folie des sages et la sagesse des fous s’observent. Superposition entre ce et ceux que l’on jette et dont on se débarrasse. Les humains et les déchets se confondent. Les objets deviennent organes et les humains des machines usées, bonnes pour la casse. Un globe terrestre, une cage à oiseaux avec une cloche à l’intérieur, un wishbone de planche à voile, une cuvette de cabinet, une bonbonne de gaz… Tous ces déchets sortis d’une benne sont transportés à la force des bras et des pieds d’individus « sans consistance », quasiment invisibles, cachés. Et le bruit dans le silence parvient jusqu’à nos oreilles. Les yeux suivent le mouvement des objets à corps et des corps objets. Tout arrive en vrac. Epars sur ce territoire, les éléments sont là : cuillères, plumes, chaussettes… La « vie humaine » surgit avec un homme éberlué de voir ses mains bouger. Est-ce leur ultime geste dans un monde où l’action au détriment de la pensée et de la contemplation est la principale (pré)occupation de l’homme ? Seuls les individus dans le sas qui mène vers la mort respirent un autre air, celui des dernières minutes d’existence où l’on profite de chaque instant. Objets-souvenirs pour celui qui s’en sépare, évocateurs pour celui qui regarde. Comme dans un miroir : on regarde le visage vieilli et derrière, on voit celui qu’il a été ; Si vous tendez l’oreille, vous entendrez également la solitude des êtres. « Silence Encombrant » un spectacle de Barthélemy Bompard et la compagnie Kumulus. Pour le plus grand bonheur du public, ils étaient à « Coup de Chauffe » samedi dernier à Cognac.