Kumulus à Coup de Chauffe

Un globe terrestre, un capot de voiture, une cage à oiseaux, une poupée, une machine à laver… Tous ces objets cassés sont sortis d’une benne à ordures et transportés à la force des bras d’individus fragiles,à la volonté inébranlable. A pas lents et hésitants, le visage couvert de poussière, le clown, le gendarme, la prostituée, le poète et les autres (se) traînent et posent les déchets sur le bitume transformant l’espace en décharge.

Dans le silence hurlant de sons, de débris raclant le sol, de chocs et de rencontres muettes, ces hommes et ces femmes tentent de trouver un sens à ce rébus de débris. Ce bal des ombres résiste et pousse la ligne de front vers une rive incertaine, celle où la folie des sages et la sagesse des fous s’observent.

Superposition entre ce et ceux que l’on jette et dont on se débarrasse. Les humains et les déchets se confondent. Les objets deviennent organes et les humains des machines usées, bonnes pour la casse. Un globe terrestre, une cage à oiseaux avec une cloche à l’intérieur, un wishbone de planche à voile, une cuvette de cabinet, une bonbonne de gaz… Tous ces déchets sortis d’une benne sont transportés à la force des bras et des pieds d’individus « sans consistance », quasiment invisibles, cachés. Et le bruit dans le silence parvient jusqu’à nos oreilles. Les yeux suivent le mouvement des objets à corps et des corps objets. Tout arrive en vrac. Epars sur ce territoire, les éléments sont là : cuillères, plumes, chaussettes…

La « vie humaine » surgit avec un homme éberlué de voir ses mains bouger. Est-ce leur ultime geste dans un monde où l’action au détriment de la pensée et de la contemplation est la principale (pré)occupation de l’homme ? Seuls les individus dans le sas qui mène vers la mort respirent un autre air, celui des dernières minutes d’existence où l’on profite de chaque instant. Objets-souvenirs pour celui qui s’en sépare, évocateurs pour celui qui regarde. Comme dans un miroir : on regarde le visage vieilli et derrière, on voit celui qu’il a été ; Si vous tendez l’oreille, vous entendrez également la solitude des êtres.

« Silence Encombrant » un spectacle de Barthélemy Bompard et la compagnie Kumulus. Pour le plus grand bonheur du public, ils étaient à « Coup de Chauffe » samedi dernier à Cognac.

Sicile

Après avoir parcouru rapidement la Sicile de Catane à Syracuse, de Palerme à Cefalu, je vous propose une série de photos de rue.

Dans cette série, vous ne verrez pas de couleurs, de sable blanc, ni de ciel bleu, mais des photos en noir et blanc des gens aux marchés, dans les rues, dans les églises. Des photos de Siciliens dans leur vie de tous les jours.

Catania to Syracuse, from Palermo to Cefalu, I propose a series of street photos.
In this series, you will not see colors, white sand, or blue sky, but black-and-white photos of people at old markets, in the streets, in churches. Pictures of Sicilians in their everyday life.

Awa Ly en concert

Samedi soir à Marsac, Awa Ly se produisait en concert, à l’occasion de la journée d’ouverture de la 14ème édition du festival « Mars en Braconne ». Subtil mélange d’horizons entre Soul, Pop et musique africaine, Awa Ly a conquis le public venu en nombre. Accompagnée de fabuleux musiciens, l’artiste a fait vibré « Mars en Braconne » pendant 2 heures de concert.

Comme à Marsac samedi soir, il y a des moments où la magie opère, où les spectateurs se mettent à danser, à embrasser la chanteuse. Assurément un très grand moment du festival.

Vous ne connaissez pas Awa Ly ? Prenez quelques instants pour regarder les photos du concert et écouter sa musique : https://soundcloud.com/awaly/albums

 

Lumière du week-end

Un grand ciel bleu, des premiers rayons de soleil et la journée devient tout de suite plus agréable. Il fait bon flâner, observer, prendre son temps de rechercher ces percées lumineuses qui nous caressent et nous réchauffent.

La grisaille de ces derniers jours, laisse enfin place aux ombres mystérieuses qui sculptent et découpent les bâtiments.

Comme happé par ces monstres, les silhouettes m’attirent et obsèdent ma vision. Une seule parade : déclencher pour immortaliser des fantômes qui disparaissent au moindre passage nuageux.