Selon une légende du XVIIIe siècle, trois jeunes chenapans de Tréménac’h décidèrent de tromper le vieux curé d’Iliz Koz qui était aveugle. Ils lui demandèrent de baptiser un chat, déguisé en nourrisson. Le recteur n’y vit que du feu jusqu’au moment où il versa l’eau bénite et entendit le chat miauler. S’apercevant de la supercherie, le curé proféra la malédiction : “Anathème, que Tréménac’h soit anathème. Dieu punira le sacrilège et le sable sera le linceul de la paroisse et son église. La tempête sera terrible”. La nuit suivante, le village fut enseveli sous le sable.
Depuis 1970, Iliz Koz revit grâce à une poignée d’historiens et de bénévoles. L’enclos paroissial a été désensablé et un musée a même vu le jour.
En cette vieille église subsiste une tradition, reste de la Fête Dieu d’antan qui voyait les rues parsemées de pétales de fleurs et les maisons drapées de blanc pour accueillir les statuettes. L’association Iliz Koz a pris depuis une quinzaine d’années l’initiative d’illustrer le chemin menant au site de scènes d’un épisode de l’histoire sainte choisi par l’évêché.
Aussi, depuis quelques jours, bénévoles et sympathisants de l’association, au moyen de sciure de bois teintée à la gouache, ont donné libre cours à leur imagination pour recouvrir le chemin de chefs-d’œuvre éphémères. Dans l’après-midi, la procession d’une centaine de pèlerins. Et ce n’est qu’au retour, comme le veut la tradition, qu’ils ont enfin osé fouler ce chemin embelli à leur intention. Le pardon a ensuite continué sa route vers la chapelle Saint-Michel
Sources:
– https://abers-patrimoine.bzh/kpoi/site-archeologique-dilliz-coz/
– https://www.ouest-france.fr/bretagne/finistere/en-images-la-necropole-diliz-koz-a-plouguerneau-entre-patrimoine-historique-et-legendaire-d83e618c-3548-11ef-9b10-5a27d20f46dc
– https://motsenwrach.jimdofree.com/balades-finist%C3%A9riennes/plouguerneau/iliz-koz/
– https://www.histoiredelabretagne.bzh/lieu/iliz-koz-tremenach