Christian Scott

Originaire de la Nouvelle-Orléans, Christian Scott est un des nouveaux génies du jazz.

Le jeune trompettiste américain est devenu en quelques années la figure d’une nouvelle génération de jazzmen capables grâce à leur talent de bousculer les conventions du genre pour l’ouvrir à de nouveaux horizons et à un nouveau public.

Il était en en concert, mercredi 14 mars 2018, à La Nef à Angoulême.

 

Pour celles et ceux qui veulent découvrir Christian Scott, n’hésitez pas à jeter un coup d’oeil à la vidéo suivante :

Première sortie des gendarmes

Le gendarme, du nom savant pyrrhocore ou Pyrrhocoris apterus, est encore appelé aussi diable ou cherche-midi, en raison de son attirance pour le Soleil au zénith.

Vous en avez certainement dans votre jardin. Ils sont souvent blottis dans les nervures des troncs, ou au raz des pâquerettes. Ils se réveillent au début du printemps et se dégourdissent les jambes aux premiers rayons du soleil.

Le sentier des lutins

J’aime me promener en forêt, à pied ou à vélo. Ces moments de grands airs sont apaisants et permettent de se ressourcer. La nature reste aussi un grand terrain de jeu et de découverte.

Pas très loin de la maison, j’ai repéré il y a quelques temps un petit chemin étroit où des décorations laissées au sol ont attiré mon attention : motif en débris de terre cuite, boucles en osier tressés… S’agit-il de créations d’enfants ?

Un dimanche après-midi d’hiver, je me décide de retourner sur les lieux et prendre le temps d’examiner en détail, les différentes créations entreposées le long du sentier.

D’habitude je dévale rapidement ce passage légèrement vallonné,  les doigts crispés sur les freins du VTT. Aujourd’hui, je reviens à pied.

Après quelques minutes de marche, je repère la naissance du sentier. Je pénètre dans ce passage couvert et je découvre une multitude de motifs au sol, des créations de boules de fragon, de mousse et de lierres attachées aux branches. Un peu plus loin, une hutte est dressée avec à l’intérieur des pierres disposées en cercle, comme rappelant un ancien feu.

Alors que de n’avais pas prêté attention à vélo, une bifurcation apparaît. Par curiosité je choisis de suivre ce chemin qui semble se diriger vers la paroi rocheuse. Je distingue plus loin de grands piquets assemblés comme un échafaudage. Je m’approche et je découvre des marches aménagées avec des bouts de bois. Je grimpe l’escalier et atterris sur une plateforme menant à une grotte enfoncée dans le rocher.

Un gros gourdin en forme de tête d’animal et différents piquets organisés en croisillons semblent protéger l’entrée. Une vieille poêle laissée sur un âtre imaginaire semble rappeler un ancien festin. Mon œil est attiré vers un morceau de plastique sur lequel est inscrit « Attention traverse de lutins ».

J’entre dans la grotte. L’intérieur est aménagé. Un coin cuisine où je peux imaginer un gibier tout juste chassé et cuisant à la broche. Dans le centre, des bouts de bois sont organisés à la façon d’une table et de bancs. Plus loin un tapis de mousse est entouré de petits cailloux à l’image d’un lit. J’ai l’impression d’être transporté dans le passé, à l’époque de la préhistoire.

Je poursuis mon chemin et je découvre une deuxième grotte en cours d’aménagement.

Ce sentier décoré, ces grottes aménagées m’interpellent et j’imagine qu’il a fallu de nombreuses heures, voire des journées pour effectuer ces différents aménagements. Mais je ne parviens toujours pas à répondre à la question initiale. S’agit-il de réalisations d’enfants ou adultes ? Dans tous les cas, le résultat est surprenant et remarquable.

J’essaierai de revenir prochainement sur ce sentier des lutins.

https://photos.google.com/album/AF1QipPxjyt_Fo4TYwCkGLpPm4Ir-nnlKGYbzI1NEL6w

L’homme et l’eau – Sebastião Salgado

Depuis plus de trente ans, pour Sebastião Salgado, la photo est une arme. Honnête et sans concession, l’écriture visuelle du plus célèbre des photojournalistes est unique. Question de regard : le sien respecte et célèbre la dignité humaine, dans ses tragédies comme dans ses joies. Son optimisme tempéré de lucidité et sa générosité militante nous obligent à nous interroger sur le devenir de notre planète. Alors que s’ouvre cette année, sous l’égide de l’Onu, une décennie internationale d’action consacrée à l’eau, le photographe brésilien nous démontre ici, avec toute la clarté de l’évidence, combien celle-ci, de toutes nos ressources, est la plus précieuse, et la plus menacée.